Et revoilà les vacances ! Pour certains, ce ne sera pas de refus et pour d'autres, c'est un temps plus difficile. Les services qu'offre la société vont en effet tourner au ralenti, ce qui handicapera certaines personnes et sera source d'une plus grande solitude. Ne les oublions pas. Quant à ceux qui pourront prendre des vacances, ils seront de différents modèles. Certaines aiment rester chez eux de manière plus détendue et donc, paradoxalement, plus intense. D'autres se replongeront dans la nature, la niche écologique de l'être humain. D'autres encore feront du tourisme culturel... Étonnant, cet attrait pour les ruines, celles de Rome, d'Istanbul, de Terre Sainte ou d'Égypte. Les êtres humains ont en effet besoin de reprendre le contact avec la nature, mais aussi avec leur passé.
Visiter des ruines fait naître en nous l'humilité : il y a eu des civilisations brillantes avant la nôtre, qui ont trouvé leur équilibre et leur grandeur. Mais elles ont fini par disparaître... Impressionnant, en effet, de voir comment ces empires, plus puissants les uns que les autres, puisque se détruisant les uns les autres. “Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles”, disait le poète Paul Valéry. Notre société actuelle, marquée par la modernité et la mondialisation feraitelle exception ? Serions-nous enfin arrivés au faîte de l'aventure humaine ? Rien ne pourrait-il désormais évincer la vision du monde que nous avons et la manière dont nous l'habitons ?
Rien ne dit donc que la hiérachie des nations et des empires sera la même dans cinquante ans. Quelle sera alors “l'arborescence” de notre planète ? Impossible de répondre tant les variables sont nombreuses : la question écologique, les pays émergeants, l'islamisme, la dénatalité de nos vieilles démocraties, les mouvements migratoires, la sécularisation, la question des énergies (dont le pétrole)... Liste non exhaustive.
L'histoire, “maîtresse de sagesse”, nous rappelle que tout est relatif et passager. L'essentiel ? Il demeure : chaque personne humaine. C'est dans nos relations interpersonnelles que se joue l'humanité, à toutes les époques. “À quoi sert-il à l'homme de gagner l'univers s'il vient à perdre son âme ?”, demandait déjà Jésus, qui ramenait tout à l'amour mutuel. Puisse donc ce temps de vacances être un moment d'attention à chacun de ceux avec qui nous vivrons ces mois d'été, que l'équipe Dimanche vous souhaite excellents.